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VILLES UNIES
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5 mars 2001
La création de Villes unies


Promouvoir la coopération entre les villes du Nord et les villes du Sud


L'association Villes Unies contre la Pauvreté, créée le 5 mars 2001 à Lyon, à l'initiative des villes de Bamako (Mali), Genève (Suisse) et Lyon (France), a pour objectif de faciliter les coopérations entre villes pour lutter contre la pauvreté, les inégalités et l'exclusion sociale.

Sa création résulte de l'engagement de nombreuses villes du Nord et du Sud qui ont participé aux rencontres internationales qui se sont tenues à Lyon en 1998, à Alger en 1999, ainsi qu'à Genève en 2000, sous l'égide du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).


Avec Villes Unies contre la Pauvreté, les villes du monde disposent désormais d'un "outil" international dans le champ de la solidarité leur permettant de développer des coopérations de manière concertée, où les engagements financiers vont de pair avec la mise en commun de moyens techniques et des transferts de compétences.

Un réseau de coopération, un "outil" au service des villes

C'est la première fois que des villes et des autorités locales s'entendent sur le plan mondial pour tirer avantage de leurs expériences dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités - et décident de promouvoir un "réseau d'échanges et de projets", porteur de coopérations mutuellement profitables, de "coopérations décentralisées".

La Ville de Genève assure la présidence de l'association Villes Unies contre la Pauvreté : Manuel Tornare, Conseiller administratif, membre de l'exécutif de la Ville, en est son premier président. Les maires de Bamako et de Lyon, Moussa Badoulaye Traore et Gérard Collomb, en sont les vice-présidents. La charge de trésorier est assurée par la ville de Lyon.

Raymond Barre, ancien Premier ministre et ancien maire de Lyon, est Président d'honneur de Villes Unies contre la Pauvreté.

Genève accueille le secrétariat de l'association, ce qui facilite les contacts avec le système des Nations unies et les organisations internationales.

Pauvreté, inégalités, exclusion les villes agissent et se mobilisent

La pauvreté est sans conteste le plus grand fléau de notre époque. Elle met en péril l'activité de très nombreuses villes. C'est sur leur territoire que s'expriment ses effets les plus visibles : famine, chômage, insécurité. Pour répondre aux problèmes des inégalités et de l'exclusion sociales, les villes ont développé au fil du temps une pratique de coopération internationale fondée sur l'échange de savoir-faire et sur la mobilisation des compétences dans une logique de solidarité, mais aussi de renforcement des politiques municipales, en particulier en ce qui concerne les services publics de base.

Une action ciblée

Villes Unies contre la Pauvreté développe en priorité ses actions dans les domaines touchant à la mise en oeuvre des services publics locaux, de manière à faciliter l'accès des populations aux services vitaux de base.

Deux priorités d'action sont retenues :

la mobilisation des compétences des villes 

L'objectif est d'offrir aux villes membres de Villes Unies contre la Pauvreté les expertises techniques proposées par les villes partenaires d'un projet de coopération, de manière à les aider à mieux définir leur stratégie de développement, à organiser leurs services municipaux ou encore à former leurs agents locaux.

l'organisation et la gestion des services municipaux de base 

L'objectif est d'étudier et de mettre en place des coopérations-pilotes, des "bonnes pratiques", issues des expériences municipales les plus significatives, et de faciliter ainsi la collaboration - et la mise en réseau - de villes d'une même région ou d'un même pays intéressées par de tels projets de coopération.

Une coopération mutuellement profitable

Les villes du monde, riches ou pauvres, sont aussi les lieux de la pauvreté, de l'exclusion sociale, parfois de la violence. Les problèmes sont partout et les villes doivent rechercher des solutions en commun. La lutte contre la pauvreté est la raison d'être de Villes Unies contre la Pauvreté. Il y a là un ardent devoir pour la solidarité internationale et le respect de la dignité humaine.

"Il s'agit donc aussi de reconnaître que le savoir, le talent, l'habileté et les compétences ne sont pas l'apanage des villes des sociétés industrialisées, que chacun a à apprendre des autres et que l'aide doit et peut devenir un enrichissement mutuel. Dans les villes, les élus sont proches de la population, comprennent et connaissent ses demandes et ses besoins. Villes Unies contre la Pauvreté a pour premier objectif de favoriser des rapports de compréhension et de solidarité entre les villes et autorités locales du monde, afin d'établir une coopération mutuellement profitable".

Manuel TornareManuel Tornare, Président de Villes Unies contre la Pauvreté, Conseiller administratif de la Ville de Genève.

"IIl s'agit donc aussi de reconnaître que le savoir, le talent, l'habileté et les compétences ne sont pas l'apanage des villes des sociétés industrialisées, que chacun a à apprendre des autres et que l'aide doit et peut devenir un enrichissement mutuel. Dans les villes, les élus sont proches de la population, comprennent et connaissent ses demandes et ses besoins. Villes Unies contre la Pauvreté a pour premier objectif de favoriser des rapports de compréhension et de solidarité entre les villes et autorités locales du monde, afin d'établir une coopération mutuellement profitable".

Gérard CollombGérard Collomb, Vice-Président de Villes Unies contre la Pauvreté, Maire de Lyon.

"L’action de Villes Unies contre la Pauvreté se situe dans la perspective la plus positive de l'aide bien comprise des villes pour favoriser l'accès des populations aux services publics fondamentaux".


Par "coopération décentralisée", on entend aujourd’hui une coopération qui n’est pas un simple transfert de compétences mais est basée sur la réciprocité. Elle est la relation qu’entendent construire deux villes (étrangères) au travers d’un partenariat mutuellement profitable, fondé autant sur l’apprentissage de la citoyenneté que sur des actions visant à l’établissement de solidarités.

Il s’agit, dans la plupart des cas, de programmes à long terme, élaborés en partenariat et tournés vers le développement social, la mise en place des services publics de base, ainsi que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.